La compatibilité de l’IEF et du travail familial

Le titre expliquera certainement la disparition du paysage de mes petits articles de plus en plus rares. Est-il possible d’articuler le travail rémunéré et la continuation d’un IEF en bonne et due forme, c’est à dire en ce qui nous concerne, avec un suivi régulier, et des activités quotidiennes ? C’est ce que nous tentons de faire depuis un mois , après l’ouverture du café-librairie et de l’épicerie zéro-déchet. Bien entendu nous sommes un couple, et il est pour nous évident que l’aventure tentée serait inenvisageable dans d’autres conditions. Après plusieurs années d’ief féminin et solo, j’ai passé le relais à mi-temps à l’homme de la maison. Autrement dit, c’est toujours moi qui fourni le programme hebdomadaire, qui fais les nouvelles présentations -nous en somme au Récit du « Grand fleuve », j’y reviendrais), mais c’est l’homme qui, bien souvent désormais, se charge de l’application du programme. Le matin est donc guidé soit par le papa, soit par la maman les jours de relâche au café. Deux avantages immédiats : 1 : nous n’avons pas le temps de nous ennuyer à l’épicerie, loin du fiston et des années de liberté, puisqu’un jour sur deux nous échangeons les rôles, 2 : le fiston découvre une nouvelle relation avec son père, une autre sensibilité, et cela lui fait beaucoup de bien. Car papa, pour une fois, n’est pas seulement le compagnon de jeux ou de jardin, mais aussi celui qui impose une certaine exigence de travail. Nous n’avons rien lâché sur l’essentiel : préserver Bourgeon d’une effacement de ses parents au profit d’un travail, préserver l’instruction en famille. Mais nous avons improvisé une nouvelle partition musicale qui joue comme un trio. Je commence à sentir la différence, je goûte une certaine nouvelle liberté de pouvoir côtoyer des adultes, j’apprends à ne plus tout contrôler sur les activités…bref : je suis aussi à l’école !

Pour articuler tout ça, et que personne ne se sente lésé, nous avons opté pour une espèce de double mi-temps, histoire dans quelques mois de parvenir à 1 plein temps familial. Car deux pleins temps, c’était la mise à l’école…

Enfin il nous arrive les jours « chauds » d’emporter au café les activités à faire… Et cela ne se passe pas si mal ma foi. Bien que je reste convaincue que la maison reste l’endroit privilégié, ne serait ce que par la présence de tout notre matériel sous la main.

Il me reste encore à retrouver un rythme pour : faire le ménage, le pain, le jardin, construire la maison…tout cela en famille et dans la bonne humeur. Leçon numéro 1 : ne pas se laisser dépasser ! Leçon numéro 2 : rester souple comme les roseaux dans le vent. Enfin il est tout à fait clair que nous ne sommes pas aidés pour le moment, avec notre location bien trop loin du travail. Nous cherchons la caravane idéale à poser sur le terrain…en attendant de pouvoir construire.

Au bilan : c’est l’aventure, c’est l’inconnu, et comme toujours cela me motive bien plus que la routine qui m’exaspère depuis toujours.

 

2 réflexions au sujet de « La compatibilité de l’IEF et du travail familial »

  1. Enid

    Ahem. L’aventure, c’est aussi contagieux…
    J’ai fixé notre date limite au 31 octobre. Et tellement tellement d’actions à mener et de fabrications et de solutions à mettre en œuvre avant.

    Rester souples comme des roseaux dans le vent.

    Merci à toi !

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